Immerman—L’Exception

En 2004, le seul article évalué par les pairs qui minimisait, plutôt que de souligner, la nécessité pour les végétaliens de compléter leur alimentation avec de la B12 était celui d’Immerman (Immerman, 1981). (1981). Immerman a examiné 13 études de cas dans lesquelles on a constaté qu’un végétalien présentait une carence en B12. Il énumère un certain nombre de critères qui, selon lui, doivent être utilisés pour déterminer une véritable carence alimentaire en B12 par rapport à un problème de nature différente, tel que:

  • Malabsorption via :
    • Insuffisance de protéines, de calories ou de folates
    • Radiation, médicaments et toxines (néomycine, colchicine, acide para-amino salicylique, alcool)
    • Tumeur du pancréas
    • Défaut de contraction de l’intestin grêle et de déplacement des aliments associé à une prolifération bactérienne
    • Contraceptifs oraux
  • Excrétion accrue due à une maladie du foie ou des reins
  • Tabagisme
  • Carence en vitamine B6 ou en fer

Aucune des études de cas énumérées par Immerman ne répondait à tous ses critères. Il a particulièrement critiqué l’idée qu’une carence en B12 alimentaire existe si les symptômes de la B12 s’améliorent après des injections de B12 plutôt que des comprimés oraux. Cependant, parce que les auteurs des études de cas précédentes étaient intéressés à aider les patients plutôt qu’à prouver si les végétaliens devraient prendre de la B12, ils ont utilisé des injections qui est la méthode la plus courante pour éliminer rapidement une carence en B12. Les injections ont aidé leurs patients.

Immerman affirme que la cuisson détruit des quantités importantes de B12 et que le fait de consommer principalement des aliments crus pourrait augmenter l’apport en B12. D’autres études ont montré que les crudivores végétaliens ne semblent pas avoir un avantage sur les autres végétariens.

Immerman affirme que de faibles taux de B12 ne devraient pas être utilisés pour déterminer une carence en B12. Selon ce critère, il dit « [I]l faudrait caractériser non seulement la plupart des végétariens occidentaux mais aussi une grande partie de la population de l’Inde et d’autres pays de l’Est comme étant déficiente ; ceci est clairement inacceptable. » De nombreuses études (présentées ici) montrent qu’une grande partie de la population végétarienne mondiale qui ne se supplémente pas en B12 pourrait améliorer son statut B12, ce qui entraînerait des bénéfices pour la santé.

Immerman déclare :  » [M]es études ont trouvé un statut B12 apparemment adéquat chez les individus consommant un régime [végétarien ou végétalien], bien que les investigations dans certaines de ces études aient été incomplètes. Il faut donc conclure que la carence pure en B12 d’origine alimentaire dans toutes les classes de végétariens est l’exception plutôt que la règle. « 

Immerman écrivait en 1981, avant que la grande majorité des études incluses dans cet article ne soient publiées et avant que l’on sache beaucoup de choses sur l’homocystéine. S’il est vrai que les pires cas de carence en B12 répertoriés par Immerman étaient parfois aggravés par d’autres problèmes de santé, il semble probable que si ces végétaliens avaient pris de la B12 par voie orale, les problèmes ne seraient jamais devenus aussi graves, et dans de nombreux cas, ne seraient jamais apparus du tout. Dans de nombreux cas, la carence en B12 a été immédiatement éliminée grâce à la B12 orale.

En définitive, même Immerman suggère aux végétariens de faire vérifier leur taux de B12 tous les 4 à 5 ans. Il serait plus prudent, et plus facile, de prendre des suppléments de B12 ou de manger des aliments enrichis. Pourquoi attendre 4-5 ans pour qu’un médecin vous dise ce que vous auriez dû faire depuis le début ?

Analyse de l’article d’Immerman

Une analyse plus rigoureuse de l’article d’Immerman apparaît en ligne dans l’article Comparative Anatomy and Physiology Brought Up to Date (n.d.t ‘L’anatomie et la physiologie comparatives remises au goût du jour’), par Tom Billings sur BeyondVeg.com.

Bibliographie

Immerman AM. Le statut en vitamine B12 dans le cadre d’un régime végétarien : Une revue critique. World Rev Nutr Diet. 1981;37:38-54

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