Cadmium

Jack Norris, diététicien agréé (RD)

Table des matières

Résumé

Le cadmium est un métal lourd toxique qui peut causer ostéoporose, maladies hépatiques et rénales. La seule étude mesurant les niveaux de cadmium chez les végétaliens vient de Slovaquie et a trouvé des niveaux plus élevés chez les végétaliens que chez les omnivores, dont certains sont suffisamment élevés pour susciter l’inquiétude des chercheurs. Corriger une carence en fer peut empêcher l’organisme d’absorber le cadmium. Une supplémentation modérée en zinc est probablement sans danger et pourrait également réduire l’absorption du cadmium ainsi que neutraliser les effets nocifs du cadmium dans le corps.

Voir aussi : Zinc

Informations générales sur le cadmium

Le cadmium est un métal lourd courant que l’on trouve dans le sol en raison de l’utilisation d’engrais phosphatés. (Krajcovicová-Kudládková 2006). Le cadmium a une longue demi-vie biologique et l’organisme peut mettre 30 ans à l’éliminer. (Chakraborty 2013). Une intoxication au cadmium peut provoquer une ostéoporose douloureuse ainsi qu’une insuffisance rénale. (Chakraborty 2013), et un toxicité hépatique (Krajcovicová-Kudládková 2006). Les fumeurs ont tendance à avoir des taux de cadmium plus élevés en raison de la forte concentration dans le tabac.

Cadmium et régime végétalien

Une étude réalisée en 2006 en Slovaquie, auprès de non-fumeurs, a trouvé que les végétaliens avaient des niveaux sanguins de cadmium significativement plus élevés que les non-végétaliens (Krajcovicová-Kudládková 2006). Voir le tableau 1 pour les quantités pour chaque régime. Cependant, les deux groupes présentaient des quantités relativement faibles par rapport à la plage de référence. La durée du végétarisme était un facteur de risque pour une concentration de cadmium supérieure à 5µg/l. Un niveau qui, selon les chercheurs, représentait des risques pour la santé. Six végétariens (8%) présentaient des niveaux supérieurs à 5µg/l et leur durée moyenne de végétarisme était de 11 ans contre 6 ans chez ceux dont les niveaux étaient inférieurs à 5µg/l.

Les concentrations de cadmium étaient également corrélées à la consommation de céréales complètes (le cadmium est stocké dans le son) et de graines, mais pas de légumineuses. Les chercheurs n’ont pas mesuré les dommages causés par la toxicité du cadmium et pensent que le niveau plus élevé d’antioxydants des végétariens pourrait les préserver des dommages oxydatifs du cadmium (qui pourraient ne pas être le seul type de dommages possibles celà dit).

Pour avoir une idée des quantités de cadmium dans les cas d’intoxications, une étude de cas d’un homme non fumeur qui présentait une ostéoporose sévère et une fonction rénale altérée faisait état d’un taux sanguin de cadmium de 420µg/l (Chakraborty 2013). L’origine de l’exposition au cadmium a été imputé à sa profession d’orfèvre argentier.

Des niveaux de cadmium dans le sang aussi bas que 0,5 à 0,8µg/l ont pu être associés à des maladies chroniques. Un rapport de 2012 portant sur 8 989 adultes de la United States National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES, enquête nationale sur la santé et la nutrition des États-Unis) 1999-2004 a révélé que ces niveaux étaient associés à une mortalité toutes causes confondues (1,50, 1,07-2,10), aux maladies cardiovasculaires (1,69, 1,03-2,77) et aux maladies cardiaques (1,98, 1,11-3,54) après un suivi de 4,8 ans et de nombreux ajustements par rapport aux cofacteurs potentiels. (Tellez-Plaza 2012).

La quantité de cadmium dans les aliments dépend de la quantité de cadmium dans le sol. On estime généralement que les pays en développement ont plus de cadmium dans leur sol. En outre, la Slovaquie semble présenter des niveaux de cadmium plus élevés que la plupart des pays d’Europe (Harmens 2012). Aux États-Unis, des efforts ont été fait afin de réduire la quantité de cadmium dans l’environnement par le confinement des déchets à risque (Tellez-Plaza 1988–2008).

TABLEAU 1. TAUX DE CADMIUM SÉRIQUE
Groupeµg/l
Référence : non-fumeursA3-12
Référence : fumeursA6-48
Étude de SlovaquieB
Non-végétariens0,45
Semi-végétariens1,34
Lacto-ovo-végétariens1,75
Végétaliens3,15
A – Chakraborty 2013
B – Krajcovicová-Kudládková 2006
Pour convertir les taux de cadmium dans le sang en µg/l en nmol/l, multipliez par 8,897. Pour convertir les taux de cadmium dans l’urine en µg/g de créatinine en nmol/mmol de créatinine, multipliez par 1,006. (Tellez-Plaza 2012)

Cadmium et zinc

Alors, que doit faire un végétalien ? Est-ce quelque chose dont il faut s’inquiéter ?

Dans un article paru en 2012 dans la revue scientifique Medical Hypotheses, Mark McCarty évoque les dangers du cadmium et suggère de se supplémenter en minéraux, notamment en zinc (McCarty 2012), pour contrer les dommages causés par le cadmium.

À titre d’information, notez que l’ANC pour le zinc est de 11mg pour les hommes et de 8mg pour les femmes, et les végétaliens dans l’enquête EPIC-Oxford avaient un apport moyen de 7,9mg pour les hommes et 7,2 pour les femmes (suppléments non inclus).

McCarty passe en revue les recherches qui concluent qu’un taux normal élevé de cadmium dans le sang est corrélé aux maladies vasculaires, au diabète et au cancer. Il souligne que les crustacés et les abats (foie et reins) ont tendance à être relativement riches en cadmium, mais que les principales sources alimentaires sont les légumes à feuilles vertes, les céréales complètes, les tubercules et les légumes racines.

Selon McCarty, le cadmium est absorbé selon les mêmes mécanismes que le fer, qui sont régulés à la hausse en cas de carence en fer. Une carence en fer peut donc augmenter l’absorption du cadmium. J’ai déjà écrit sur la façon dont cela pourrait également être le cas pour le manganèse (voir Manganèse). En se basant principalement sur des études animales, McCarty estime que le cadmium entrerait également en compétition avec les mécanismes d’absorption du zinc et du calcium et que, par conséquent, une supplémentation cohérente de ces deux minéraux « confère une protection significative contre les pathologies médiées par le cadmium. »

McCarty avance un autre argument en faveur de la supplémentation en zinc : « Il semble que le cadmium soit inoffensif tant qu’il reste lié à la [protéine de liaison des minéraux] métallothionéine. Cette constatation est particulièrement intrigante compte tenu du fait que l’expression cellulaire de la métallothionéine tend à croître avec une exposition accrue au zinc. » Il a été démontré que des apports supplémentaires en zinc de l’ordre de 15 à 50 mg par jour augmentaient la métallothionéine chez les jeunes hommes en bonne santé.

McCarty mentionne ensuite un certain nombre d’études sur l’homme suggérant que le zinc peut avoir un effet protecteur :

  • Une étude a montré une corrélation entre le cadmium sérique et l’épaisseur de l’artère carotide prononcée chez les sujets dont le zinc sérique se situait dans les deux tertiles inférieurs mais pas dans le tertile supérieur.
  • Une étude sur le cadmium urinaire et l’antigène spécifique de la prostate (PSA) a observé une corrélation significative chez les hommes dont l’apport quotidien en zinc était inférieur au niveau médian de 12,7mg.
  • Une étude cas-témoins a établi un lien entre une supplémentation prolongée en zinc et une réduction du risque de cancer du sein chez les femmes pré-ménopausées et post-ménopausées.
  • Un essai clinique a montré un effet anti-inflammatoire pour une dose de 45mg de zinc par jour exercent.
  • La supplémentation en zinc peut améliorer la fonction immunitaire chez les personnes âgées.

Le seul effet néfaste de la supplémentation en zinc mentionné par McCarty est la diminution de l’absorption du cuivre, ce qui n’est peut-être pas un problème pour les végétaliens. La seule étude fiable qui s’est penchée sur les apports en cuivre des végétaliens, provenant des États-Unis, a trouvé que les végétaliens avaient un apport de 3,1mg (hommes) et 2,2mg (femmes) contre 1,3 (hommes) et 1,5 (femmes) pour les non-végétariens. L’ANC pour le cuivre est de 0,9mg pour les hommes et les femmes (Haddad 1999).

L’une des préoccupations concernant la supplémentation en zinc est de savoir si elle peut entraîner la maladie d’Alzheimer (MA). Il existe des preuves que le fer, le cuivre et le zinc sont concentrés dans les plaques présentes dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. La question de savoir si le cuivre peut être à l’origine de la maladie d’Alzheimer a fait l’objet d’un débat, mais il semble qu’il y ait peu d’études publiées, voire aucune, mettant en cause les apports en zinc dans la maladie d’Alzheimer ; en fait, c’est même le contraire qui semble être observé.

Zinc et maladie d’Alzheimer

Tout d’abord, il n’est pas certain que les métaux soient la cause de la maladie d’Alzheimer. Une méta-analyse réalisée en 2011 par des chercheurs de l’université de Loma Linda et de l’université George Mason conteste l’idée que les métaux sont à l’origine de la maladie d’Alzheimer (Schrag 2011). Ils estiment qu’un biais de citation a favorisé les découvertes de niveaux plus élevés de minéraux dans le cerveau, en particulier le fer, alors que de nombreuses découvertes dans la littérature n’ont pas montré de niveaux accrus de ces métaux. Ils concluent :

En utilisant les méthodologies de la méta-analyse et de la revue systématique, nous avons identifié l’idée fausse, largement répandue dans la littérature sur la MA, selon laquelle les niveaux de fer, et à un moindre degré de zinc et de cuivre, sont augmentés dans le cerveau de la MA. […] À la lumière de nos résultats, il sera important de réévaluer l’hypothèse de la surcharge métallique du cerveau dans la MA et d’examiner de manière critique les recherches et les articles de synthèse qui y sont liés.

Mais même si les niveaux de zinc sont plus élevés dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, cela ne signifie pas que des apports plus élevés en zinc en sont la cause.

Une étude transversale réalisée en 1998 a révélé que les taux de zinc dans le liquide céphalorachidien (LCR) étaient significativement plus faibles chez les patients atteints de la MA que chez les témoins (0,12 contre 0,22mg/l) et que les taux de zinc sériques étaient identiques (Molina 1998). Les auteurs ont déclaré :  » Nous n’observons pas de corrélation significative chez les patients atteints de la MA entre les taux de fer, de cuivre, de zinc et de manganèse dans le LCR ou le sérum et les valeurs suivantes : l’âge, l’âge au début de la MA, la durée de la MA et les scores du test de Folstein. »

Une étude transversale réalisée en 2010 a révélé que les taux de zinc dans le sang étaient significativement plus faibles chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer que dans le groupe contrôle (Baum 2010).

Une étude prospective réalisée en 2006 a observé qu’après six ans de suivi, les apports alimentaires en cuivre, zinc et fer n’étaient pas associés au déclin cognitif. Cependant, parmi les personnes ayant une alimentation riche en graisses saturées et en graisses trans, un déclin plus rapide a été observé avec une consommation plus élevée de cuivre (mais pas de zinc ou de fer) (Morris 2006).

Enfin, une étude de 2012 a donné à des patients atteints de MA légère à modérée 150 mg de zinc à libération lente par jour pendant 6 mois (Brewer 2012). La supplémentation en zinc a stabilisé les symptômes de la MA, tandis que l’état du groupe placebo s’est aggravé. Il n’a pas été précisé si cette étude était menée en double aveugle et il se pourrait simplement que les sujets présentant des symptômes légers à modérés de la MA aient eu de faibles apports en zinc en raison d’une mauvaise alimentation, ce qui n’est pas rare. Cependant, les chercheurs pensent que le zinc est responsable de la réduction des taux de cuivre. Bien que la dose de zinc n’ait dû être diminuée que pour un seul patient en raison d’une carence en cuivre, les chercheurs ont précisé que toute personne envisageant la supplémentation en zinc pour stabiliser les symptômes de la maladie d’Alzheimer ne devrait le faire que sous la supervision d’un médecin en raison du risque de carence en cuivre.

Selon l’Institut Linus Pauling, si la carence en cuivre est rare, l’un des signes est une anémie qui ne répond pas au traitement par le fer mais qui est corrigée par une supplémentation en cuivre (source).

En conclusion, il semble très peu probable qu’une supplémentation modérée en zinc puisse contribuer à la MA.

Une supplémentation modérée en zinc

Il existe des preuves que des suppléments de zinc allant jusqu’à 50 mg par jour devraient être sans danger. Mais cela représente beaucoup de zinc et ne vaut peut-être pas la peine de prendre des risques alors que les données scientifiques sur la supplémentation en zinc et les maladies chroniques sont loin d’être concluantes. Pour privilégier la sécurité, je considérerais qu’une supplémentation « modérée » correspond à 10 à 25mg par jour. Sur la base des preuves ci-dessus, cela devrait être sans danger et, espérons-le, fournir une certaine protection contre toute toxicité du cadmium ou du cuivre.

Suppléments de zinc et contamination au cadmium

En 2001, Krone et al ont testé six suppléments de zinc provenant de magasins d’aliments naturels (health food stores) de la région de Seattle pour voir s’ils contenaient du cadmium (Krone 2001). Selon les auteurs, « Les propriétés chimiques du [zinc] et du cadmium (Cd) étant très similaires, ces deux éléments se retrouvent invariablement ensemble dans la nature. »

Ils ont constaté que les suppléments de zinc seul présentaient de très faibles niveaux de cadmium, alors que les suppléments multiminéraux en contenaient suffisamment pour que la prise de l’ANC de zinc apporte jusqu’à 2µg de cadmium (20% de la limite quotidienne recommandée par la Federal Drug Administration (FDA) des États-Unis). Il se trouve également que trois des compléments à faible teneur en cadmium étaient sous forme de gluconate de zinc alors qu’aucune des préparations multiminérales n’était sous forme de gluconate. Il se pourrait donc que le gluconate de zinc ou que les suppléments de zinc seul n’aient pas tendance à contenir beaucoup de cadmium.

Selon leur site web, le fabricant de suppléments Kirkman, de l’Oregon, fait un travail rigoureux en testant leurs suppléments pour la contamination du cadmium et d’autres impuretés (plus d’infos, en anglais). Ils ont également un article sur leur site, Cadmium: A Serious Heavy Metal and Topic (Cadmium : Un métal lourd et un sujet sérieux, en anglais). Ils livrent en dehors des États-Unis.

Bibliographie

Drnière mise à jour : juillet 2013

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