Vitamine K

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Taylor Wolfram, diététicien agréé et licencié, diplômé d’un master en science (MS, RDN, LDN) et Jack Norris, diététicien agréé (RD)

Table des matières

Résumé

La vitamine K sert à la bonne coagulation du sang et à la santé des os. Les végétaliens qui mangent quotidiennement des légumes verts à feuilles avec un peu d’huile devraient avoir un apport en vitamine K plus qu’adéquat. Même ceux qui ne le font pas peuvent obtenir suffisamment de vitamine K grâce aux bactéries intestinales, à moins qu’ils n’aient suivi un traitement antibiotique lourd. Bien que nous ne pensions pas qu’il y ait suffisamment de preuves pour suggérer que les végétaliens devraient généralement se supplémenter en vitamine K2, des suppléments végétaliens sont disponibles. La meilleure solution consiste à s’assurer que vous consommez beaucoup de vitamine K grâce aux légumes verts à feuilles.

Besoins et sources de vitamine K

L’apport nutritionnel de référence en vitamine K est de 120 µg pour les hommes et de 90 µg pour les femmes. Le tableau ci-dessous indique les aliments végétaux riches en vitamine K.

TABLEAU 1. VITAMINE K DANS LES ALIMENTS VÉGÉTAUX
AlimentPréparationPortionµg
Chou kalehaché, cuit à l’eau1/2 tasse*531
Épinardcuit à l’eau1/2 tasse442
Chou cavaliercuit à l’eau1/2 tasse418
Blettescuites à l’eau1/2 tasse286
Brocolicuit à l’eau1/2 tasse110
Laitue romainehachée1 tasse48
Source: USDA, 2019.

*1 tasse = 23.7 cl

La vitamine K est une vitamine liposoluble et les graisses peuvent augmenter de manière significative son absorption à partir des aliments (Gijsbers, 1996). Comme les légumes à feuilles vertes contiennent naturellement très peu de graisses, l’ajout d’un peu de graisse ou d’huile pendant la préparation ou leur consommation dans un repas contenant des matières grasses augmentera l’absorption de la vitamine K.

Coagulation sanguine

La vitamine K est nécessaire à la coagulation du sang. Elle est également importante pour les os et une carence peut entraîner des fractures osseuses, en particulier chez les personnes âgées.

La vitamine K désigne la molécule appelée ménadione, ainsi que tous les dérivés de celle-ci qui présentent une activité anti-hémorragique chez les animaux soumis à un régime alimentaire déficient en vitamine K. Il existe deux types de vitamine K :

  • La phylloquinone (K1) – se trouve principalement dans les aliments d’origine végétale ; on la trouve surtout dans les légumes à feuilles vertes. (Suttie, 2009).
  • La ménaquinone (K2) – présente dans les tissus animaux et produite par des bactéries. Le seul aliment végétalien riche en ménaquinone est le natto (998 µg par portion de 100 g). (Suttie, 2009). La vitamine K2 possède plusieurs variétés, MK-4 à MK-9.

Selon les données de l’enquête nationale américaine sur la santé et la nutrition, l’apport quotidien total moyen en vitamine K provenant de l’alimentation est de 138 µg pour les hommes et de 122 µg pour les femmes (NIH, 2020). Il semble donc qu’un apport suffisant en vitamine K ne soit pas un problème pour de nombreux adultes aux États-Unis. Le consensus scientifique est que les deux types de vitamine K sont adéquats, en particulier en ce qui concerne la coagulation du sang (NIH, 2020).

Aux États-Unis, les produits de nutrition entérale, qui sont utilisés pour les personnes qui ne peuvent pas s’alimenter normalement et qui constituent souvent la seule alimentation qu’elles reçoivent pendant des mois ou des années, contiennent de la phylloquinone (K1) et ces patients semblent avoir une coagulation sanguine normale (Suttie, 2009).

La ménaquinone (K2) est produite par un bon nombre d’espèces bactériennes différentes qui vivent généralement dans le tube digestif des humains, et peut être absorbée dans la partie de l’intestin grêle qu’on appel l’iléon (Conly, 1994Suttie, 2009). À moins qu’une personne n’ait reçu un traitement antibiotique conséquent, elle devrait avoir un grand nombre de bactéries de ce type lui fournissant de la ménaquinone.

On induit difficilement une carence en vitamine K (mesurée par une coagulation sanguine lente) en supprimant la vitamine K du régime alimentaire, vraisemblablement en raison de la production de vitamine K par les bactéries intestinales (Suttie, 2009). Cependant, il est possible de provoquer une coagulation lente du sang par le biais d’une antibiothérapie, ce qui indique que les bactéries intestinales fournissent une part importante de la vitamine K (Suttie, 2009).

Une étude mesurant la coagulation du sang chez les végétariens et une autre chez les végétaliens n’ont pas constaté de temps de coagulation lent chez ces derniers (Mezzano, 1999Sanders, 1992). Aucun taux anormal de problèmes de coagulation du sang n’a été constaté chez les enfants végétaliens depuis leur naissance ; il serait étonnant que leur régime alimentaire soit supplémenté en ménaquinone (K2). On peut donc supposer sans trop de crainte que les végétaliens n’ont pas besoin de supplémentation en ménaquinone, surtout en ce qui concerne la coagulation du sang.

Santée osseuse

Les preuves de l’impact de la vitamine K sur la santé osseuse sont mitigées. Les résultats des études varient entre autres en fonction de la vitamine K alimentaire ou complémentaire, du type de supplément de vitamine K (K1 ou K2), des types d’os étudiés, des variables de résultats (risque de fracture, densité minérale osseuse, contenu minéral osseux, ostéocalcine sous-carboxylée, etc.), de la population étudiée (âge, sexe, présence d’ostéoporose, etc.).

Vitamine K1 et santé osseuse

Une méta-analyse de 2017 portant sur quatre études de cohorte et une étude cas-témoins nichée a révélé une relation dose-réponse entre l’apport alimentaire en vitamine K1 et le risque de fractures (RR 0,97, IC 0,95-0,99 pour une augmentation de 50 μg de vitamine K1 alimentaire par jour – ce qui équivaut à une diminution de 3 % du risque de fractures totales) (Hao, 2017). Les personnes ayant l’apport le plus élevé en vitamine K alimentaire avaient un risque de fracture réduit de 22 % (RR 0,78, IC 0,56-0,99), par rapport à l’apport le plus faible. Il y avait une association inverse significative entre l’apport alimentaire en vitamine K1 et le risque de fractures totales dans les études incluant à la fois des hommes et des femmes (RR 0,77, IC 0,61-0,94), mais pas dans les études portant uniquement sur des femmes (RR = 0,87, IC 0,64-1,10). Il y avait une association inverse significative entre l’apport alimentaire en vitamine K1 et le risque de fractures totales dans les études avec un suivi de plus de 10 ans (RR 0,76, IC 0,58-0,93), mais pas dans les études avec un suivi de moins de 10 ans (RR 0,87, IC 0,66-1,07).

Une étude de 12 mois comparant vitamine K1 (1 mg/jour), MK-4 (45 mg/jour) et placebo n’a révélé aucune différence significative dans la densité minérale osseuse entre les trois groupes (Binkley, 2009). Les participants ont tous reçu des suppléments de calcium et de vitamine D.

Un essai contrôlé randomisé sur trois ans auprès de 452 hommes et femmes âgés en bonne santé comparant un supplément de 500 μg/jour de vitamine K1 à un placebo (les deux groupes recevaient du calcium et de la vitamine D) n’a révélé aucune différence significative dans les changements de la densité minérale osseuse (Booth, 2008).

Un essai contrôlé randomisé de six mois portant sur 14 femmes âgées de 25 à 50 ans n’a révélé aucune amélioration de la densité minérale osseuse après six mois de prise de 600 μg/jour de vitamine K1 (Volpe, 2008).

Un essai contrôlé randomisé d’une durée de deux ans portant sur 244 femmes âgées non ostéoporotiques a constaté un effet positif sur la densité minérale osseuse et la teneur minérale osseuse au niveau du radius ultradistal (P < ; 0,01 pour les deux) d’une supplémentation de 200 μg/jour en vitamine K1 plus 400 UI/jour de vitamine D3 et 1 000 mg/jour de calcium, mais pas sur d’autres sites du radius ou de la hanche (Bolton-Smith, 2007).

Sur la base de ces éléments, il semble qu’un apport abondant en vitamine K par l’alimentation soit bon pour les os, mais les recherches ne sont pas claires quant à l’impact des suppléments de vitamine K1 sur la santé osseuse.

Vitamine K2 et santé osseuse

La vitamine K2 n’étant pas présente dans les aliments végétaux, certains non-spécialistes ont pu suggérer qu’il fallait manger des produits animaux pour avoir un statut adéquat en vitamine K, notamment pour les os. Nous nous intéressons à savoir si les végétaliens ont un risque plus élevé de fracture parce qu’ils ne consomment pas la quantité de K2 généralement consommée par les mangeurs de viande, qui est d’environ 31 µg/jour selon une étude menée auprès de femmes ménopausées aux Pays-Bas (Beulens, 2009). Malheureusement, les études d’intervention sur la vitamine K2 et la santé osseuse utilisent des doses pharmacologiques, c’est-à-dire des doses beaucoup plus élevées que celles que l’on pourrait consommer par le biais de l’alimentation (Cockayne, 2006Emaus, 2010Huang, 2015Je, 2011Knapen, 2007Tanaka, 2017).

L’étude qui se rapproche le plus de l’utilisation d’une dose alimentaire de vitamine K2 est un essai de 2013 qui a révélé qu’après 3 ans de supplémentation en ménaquinone-7  » à faible dose  » (180 μg MK-7/jour), les femmes âgées ont connu une perte osseuse liée à l’âge significativement réduite par rapport à celles prenant un placebo (P=0,011 pour le contenu minéral osseux (CMO), P=0,012 pour la densité minérale osseuse (DMO) ; après ajustement pour l’âge et l’indice de masse corporelle : P=0,023 pour le BMC et P=0,014 pour la DMO) (Knapen, 2013). Aucune donnée sur les fractures n’a été rapportée. Comme cette quantité représente environ 5 fois ce que mangerait un mangeur de viande moyen, on ne peut donc pas en déduire que les végétaliens sont désavantagés.

Vitamine K2 et maladies cardiaques

Il y a une raison plausible pour laquelle la vitamine K2 pourrait prévenir les maladies cardiaques alors que la vitamine K1 ne le fait pas : la vitamine K est nécessaire à la production d’une protéine qui a une forte affinité pour le calcium (Gast, 2009). Et tandis que la vitamine K1 est principalement éliminée de la circulation sanguine par le foie pour être utilisée dans la coagulation du sang, la vitamine K2 reste dans le sang où elle peut éventuellement empêcher le calcium de se déposer dans les parois des artères (Gast, 2009). Cependant, les recherches sont mitigées.

Une étude prospective menée aux Pays-Bas, The Rotterdam Study, a révélé une forte association entre l’apport en vitamine K2 et la réduction du risque de maladie cardiovasculaire (Geleijnse, 2004). En comparant l’apport quotidien le plus élevé (> ; 33 µg) de vitamine K2 au plus faible (< ; 22 µg), l’apport le plus élevé était associé à une réduction de 41% du risque de diagnostic de maladie cardiaque (RR 0,59, IC 0,40-0,86), à une réduction de 57% du risque de décès par maladie cardiaque (RR 0,43, IC 0,24-0,77) et à une réduction de 26% du risque de mortalité (RR 0,74, IC 0,59-0,92). Dans une partie transversale, ils ont également mis en évidence une relation inverse entre l’apport en vitamine K2 et la calcification des artères. Aucune réduction du risque n’a été associée à la vitamine K1.

Une autre étude transversale réalisée aux Pays-Bas, EPIC-Prospect, a révélé que l’apport le plus élevé en vitamine K2, 42 µg/jour, était associé à un risque réduit de calcification des artères coronaires (RR 0,80, IC 0,65-0,98) par rapport à la catégorie la plus faible de 18 µg/jour (10). MK-4 était le seul sous-type de vitamine K2 qui, lorsqu’il était évalué seul, montrait une tendance à une moindre calcification des artères, bien que faible (rapport de prévalence 0,85, IC 0,69 – 1,04).

EPIC-PROSPECT a suivi plus de 16 000 femmes pendant une durée moyenne de 8 ans. L’apport quotidien en vitamine K2 était en moyenne de 29 µg (allant de 1 à 128 µg). Les chercheurs ont constaté que chaque augmentation de 10 µg de vitamine K2 était associée à une diminution à peine significative du risque de maladie cardiaque (RR 0,92, IC 0,85-1,00) (Gast, 2009).

Contrairement aux résultats des Pays-Bas, après environ 10 ans de suivi, la cohorte EPIC-Heidelberg d’Allemagne a trouvé que la vitamine K1 était inversement associée à la survenue d’une crise cardiaque fatale (RR 0,49, IC 0,25-0,94), tandis qu’aucune signification statistique n’a été trouvée pour la vitamine K2 en ce qui concerne l’augmentation de l’incidence des maladies cardiaques (RR 1,21, IC 0,81-1,80) ou l’augmentation du nombre de crises cardiaques fatales (RR 1,09, IC 0,46-2,62) (Nimptsch, 2010).

Une autre étude prospective menée aux Pays-Bas a combiné les données des études EPIC-Prospect et EPIC-Morgen et a examiné l’association entre l’apport en vitamine K2 et les accidents vasculaires cérébraux. Aucune association n’a été trouvée, mais les auteurs ont souligné que la calcification des artères n’est peut-être pas une cause d’accident vasculaire cérébral comme c’est le cas pour les maladies cardiaques (Vissers, 2013).

Une autre étude portant sur les données combinées d’EPIC-Prospect et d’EPIC-Morgen a révélé qu’après 10 ans, il existait une tendance non significative vers un risque plus faible de diabète lorsque l’on compare l’apport supérieur (49 µg) à l’apport inférieur (15 µg) de vitamine K2 (HR 0,80, IC 0,62-1,02), avec une tendance presque significative pour chaque augmentation de 10 µg (HR 0,93, IC 0,87-1,00, P = 0,038) (Beulens, 2010).

D’après les recherches ci-dessus, il semble qu’un apport plus élevé en vitamine K2 pourrait réduire le risque de maladie cardiaque. Cependant, les seules associations bénéfiques significatives proviennent d’un seul pays, les Pays-Bas, et les conclusions ne sont pas solides. Des essais cliniques sont nécessaires et l’un d’entre eux est en cours (Kroon, 2018); en novembre 2020, il n’a pas encore été publié.

Les études utilisant des doses pharmacologiques dépassent le cadre de cet article, (including Ikari, 2016 and Nagasawa, 1998).

Même si la vitamine K2 réduit le risque de maladie cardiaque, cela ne signifie pas pour autant que les produits animaux riches en vitamine K2 réduisent ce risque. Les auteurs du rapport EPIC-PROSPECT 2009 mettent en garde contre l’obtention de vitamine K2 par le biais d’aliments d’origine animale typiques (Gast, 2009):

Ainsi, bien que nos résultats puissent avoir des implications pratiques importantes sur la prévention [des maladies cardiovasculaires], il est important de mentionner que pour augmenter l’apport en vitamine K2, augmenter la portion d’aliments riches en vitamine K2 dans la vie quotidienne n’est peut-être pas une bonne idée. La vitamine K2 pourrait, par exemple, être plus pertinente sous la forme d’un complément ou dans des produits laitiers à faible teneur en matières grasses. Des recherches supplémentaires sur ce sujet sont nécessaires.

Bibliographie

Dernière modification : Décembre 2020

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